LÉSION À LA CHEVILLE LORS D'UNE ENTORSE

Lésions de la cheville lors d’une entorse : anatomie, diagnostic et traitement
Les entorses de la cheville représentent le traumatisme le plus courant chez les sportifs, mais elles se rencontrent également dans la vie quotidienne. Ce type de blessure résulte généralement d’un mouvement de torsion, qui peut affecter non seulement les ligaments, mais aussi les os, les tendons et le cartilage.
Dans cet article, nous détaillons :
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Les structures anatomiques de la cheville concernées par l’entorse
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Les lésions ligamentaires selon le type de traumatisme (inversion ou éversion)
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Les méthodes diagnostiques
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Les traitements, qu’ils soient conservateurs ou chirurgicaux
Anatomie de la cheville et structures à risque
Ligaments principaux :
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Ligament talo-fibulaire antérieur
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Ligament fibulo-calcanéen
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Ligament talo-fibulaire postérieur
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Ligament deltoïde
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Ligament calcanéo-naviculaire (ou spring ligament)
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Syndesmose tibio-fibulaire (avec faisceaux antérieur, postérieur et membrane interosseuse)
Os pouvant être touchés :
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Cinquième métatarsien
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Cuboïde
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Calcanéum
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Malléoles péronière et tibiale
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Fracture haute du péroné (fracture de Maisonneuve)
Cartilage :
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Astragale
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Tibia
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Péroné
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Calcanéum (articulations sous-astragaliennes)
Tendons impliqués :
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Externes : long et court fibulaire
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Internes : tibial postérieur, fléchisseurs longs des orteils et de l’hallux
Comprendre le mécanisme de l’entorse est essentiel pour identifier les structures les plus susceptibles d’être endommagées.
Lésions ligamentaires selon le type d’entorse
Entorse en inversion
Le pied se tourne vers l’intérieur, sollicitant surtout les ligaments latéraux. Les structures fréquemment touchées sont :
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Ligament talo-fibulaire antérieur (le plus souvent)
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Ligament fibulo-calcanéen (cas graves)
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Rarement, ligament talo-fibulaire postérieur
Des lésions osseuses ou cartilagineuses peuvent également apparaître, souvent à la suite d’un impact entre l’astragale et le tibia. Les fractures les plus fréquentes sont : cinquième métatarsien, malléole péronière, fracture haute du péroné, calcanéum et cuboïde. Dans certains cas, le mécanisme de traction du tendon court fibulaire peut provoquer la fracture du cinquième métatarsien, d’où la nécessité de radiographies ciblées.
Entorse en éversion
Plus rare et souvent plus grave, ce traumatisme survient lorsque le pied s’écarte vers l’extérieur. Il sollicite principalement les ligaments internes, notamment le deltoïde et le spring ligament. Une lésion de ces structures peut provoquer un affaissement de la voûte plantaire, et des atteintes cartilagineuses ou des fractures sont possibles.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur une combinaison d’examen clinique et d’imagerie. Les radiographies permettent d’écarter les fractures. Une réévaluation à 24-48 heures est souvent plus fiable que les examens immédiats, comme l’échographie. L’IRM constitue un examen de second niveau, utile pour détecter les lésions cartilagineuses ou osseuses complexes, mais doit être réalisée au moins 20 jours après le traumatisme.
Traitements
Traitement conservateur
La majorité des entorses répondent bien à un traitement non chirurgical. Seuls 15 à 20 % des cas nécessitent une intervention, le plus souvent chez les sportifs jeunes ou en cas de récidive. La rééducation est cruciale : elle ne se limite pas à la disparition de la douleur, mais inclut la restauration de la proprioception pour prévenir les récidives.
Traitement chirurgical
Deux grandes approches :
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Réparation : suture des ligaments et renforcement avec tissus voisins ou ligaments artificiels
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Reconstruction : remplacement par des tendons autologues
Autrefois réservée aux cas chroniques, la chirurgie peut désormais être envisagée plus tôt, notamment chez les sportifs, afin de limiter les séquelles. La chirurgie arthroscopique mini-invasive est devenue la méthode privilégiée, réduisant le risque de complications et favorisant une récupération rapide.
