
Rupture du tendon d'Achille
Qu’est-ce qu’une rupture du tendon d’Achille ?
La rupture du tendon d’Achille correspond à une déchirure du grand tendon situé à l’arrière du mollet, juste au-dessus du talon. Elle survient le plus souvent au cours d’une activité sportive, mais peut également apparaître lors d’un geste banal du quotidien.
Au moment de la rupture, un claquement net est souvent perçu, immédiatement suivi d’une douleur vive au niveau de la cheville. La zone devient rapidement épaissie et perd en souplesse.
Comme ce tendon intervient dans des mouvements essentiels — marcher, courir, sauter, pousser sur l’avant-pied ou se hisser sur la pointe des pieds — sa rupture entraîne une gêne très importante et nécessite une prise en charge rapide.
Dans la majorité des cas, un traitement conservateur permet une bonne récupération. Toutefois, certaines ruptures imposent une intervention chirurgicale.
Causes et facteurs de risque
Bien qu’il s’agisse du tendon le plus solide du corps humain, capable de supporter plusieurs fois le poids du corps, le tendon d’Achille perd progressivement en élasticité et en résistance avec l’âge. Les personnes les plus concernées sont les hommes d’une quarantaine d’années, dont le risque est nettement plus élevé que celui des femmes.
La rupture survient le plus souvent dans la zone de jonction entre le mollet et le talon, région où la vascularisation est faible, ce qui limite la capacité de réparation naturelle du tendon.
Plusieurs facteurs peuvent augmenter la probabilité d’une rupture :
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Intensification trop rapide d’une activité sportive exigeante (sauts, changements d’appui rapides, course, football, tennis, basket…)
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Réception brutale après un saut
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Absence ou insuffisance d’échauffement
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Tendinite préexistante du tendon d’Achille
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Prise d’antibiotiques de type fluoroquinolones
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Surpoids ou obésité
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Injections de corticoïdes : elles masquent la douleur mais fragilisent le tendon, augmentant ainsi le risque de rupture
Comment réduire le risque de rupture du tendon d’Achille ?
Certaines habitudes permettent de limiter la sollicitation excessive du tendon :
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Renforcer les muscles du mollet afin d’améliorer leur capacité à absorber les contraintes
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Éviter les activités imposant une pression trop importante sur le tendon
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Privilégier des surfaces souples et non glissantes pour la course
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Porter des chaussures adaptées, offrant un bon maintien et un amorti efficace au talon
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Augmenter progressivement la charge d’entraînement : pas plus de 10 % par semaine, que ce soit en durée, fréquence ou distance
Symptômes de la rupture du tendon d’Achille
Une fois la douleur initiale estompée, certains patients continuent à marcher, parfois en minimisant la gravité de la blessure — ce qui retarde la consultation et complique la prise en charge.
Les signes qui doivent alerter sont :
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Un claquement soudain au moment du traumatisme
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La sensation d’un coup violent dans le mollet, avec un gonflement de sa partie postérieure
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Une douleur irradiant du bas du mollet vers la jambe ou le bas du dos
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Une perte notable de force, rendant impossible le fait de se mettre sur la pointe des pieds





