ENTORSE AIGUË ET INSTABILITÉ CHRONIQUE

ENTORSE AIGUË ET INSTABILITÉ CHRONIQUE
Quelles différences ? Quels traitements ?
L’entorse aiguë de la cheville et l’instabilité chronique correspondent à deux situations différentes, mais étroitement liées. En effet, une entorse mal prise en charge ou répétée peut évoluer vers une instabilité chronique.
Une entorse correspond à une atteinte des ligaments qui assurent la stabilité d’une articulation, généralement provoquée par un mouvement brusque ou forcé.
L’entorse aiguë de la cheville survient le plus souvent lors d’un mouvement d’inversion du pied. Elle touche principalement les ligaments situés sur la face externe de la cheville, notamment le ligament talo-fibulaire antérieur.
En cas de traumatisme, il est recommandé de consulter un professionnel de santé (médecin traitant, kinésithérapeute ou médecin du sport) afin d’effectuer un premier examen.
Le diagnostic repose à la fois sur l’interrogatoire (traumatisme récent, apparition rapide de la douleur) et sur l’examen clinique, qui peut mettre en évidence un gonflement, un hématome, une douleur à la palpation ou une laxité ligamentaire.
On distingue plusieurs degrés de gravité :
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Entorse bénigne : douleur immédiate mais modérée, avec un gonflement limité.
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Entorse modérée : douleur plus importante, gonflement rapide et apparition possible d’un hématome.
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Entorse grave : douleur intense et persistante, gonflement immédiat et ecchymose rapide.
Une radiographie peut être réalisée afin d’éliminer une fracture (notamment selon les règles d’Ottawa). Dans certains cas, des examens complémentaires comme une échographie, un scanner ou une IRM sont nécessaires pour préciser les lésions.
Le traitement est le plus souvent non chirurgical : repos, glace, compression, élévation, prise d’antalgiques et rééducation fonctionnelle. Une immobilisation temporaire peut être proposée selon la gravité.
À l’inverse, l’instabilité chronique de la cheville correspond à une sensation durable de fragilité, souvent liée à des entorses répétées ou mal soignées. Le patient peut ressentir des épisodes fréquents de dérobement de la cheville, parfois même sans traumatisme important.
On distingue deux formes :
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Instabilité mécanique : liée à une laxité ligamentaire objectivable
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Instabilité fonctionnelle : liée à un déficit de proprioception et de contrôle musculaire
Le diagnostic repose sur l’examen clinique, complété si besoin par des examens d’imagerie (échographie, IRM, arthroscanner), notamment pour rechercher des lésions associées.
Le traitement débute par une rééducation spécifique visant à renforcer les muscles et améliorer la proprioception. Toutefois, dans certains cas, une intervention chirurgicale (réparation ou reconstruction ligamentaire) peut être nécessaire.
À chaque nouvelle entorse, des lésions supplémentaires peuvent apparaître, aggravant progressivement l’instabilité. À terme, cela peut conduire à une atteinte du cartilage et à une arthrose de la cheville.
En résumé, l’entorse aiguë correspond à un traumatisme ponctuel, tandis que l’instabilité chronique est une complication à long terme, le plus souvent évitable grâce à une prise en charge adaptée.
