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PEUT-ON MARCHER APRÈS UNE RUPTURE DU TENDON D'ACHILLE ?

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Évolution des protocoles après chirurgie du tendon d’Achille

Le tendon d’Achille : un élément clé

Le tendon d’Achille est le plus volumineux et le plus sollicité du corps humain. Il supporte des contraintes mécaniques très importantes, notamment lors de la marche, de la course ou des sauts.

Ces caractéristiques prennent tout leur sens lorsqu’on les relie à sa structure anatomique et à son environnement. Cela permet de mieux comprendre son fonctionnement, les pathologies qui peuvent l’affecter, ainsi que les moyens de les prévenir et de les traiter.

Particularités anatomiques

Le tendon d’Achille se distingue des autres tendons par l’absence de gaine synoviale classique. À la place, il est entouré d’un tissu fin appelé péritendon.

Ce revêtement assure une vascularisation plus limitée, en particulier au niveau de la zone située à quelques centimètres de son insertion sur le calcanéum. Cette région, moins bien irriguée, est donc plus vulnérable aux lésions et aux phénomènes dégénératifs.

Prévention et traitements non chirurgicaux

La prise en charge initiale repose le plus souvent sur des traitements conservateurs.

Les étirements réguliers des muscles du mollet jouent un rôle essentiel pour soulager les symptômes et améliorer la fonction du tendon.

Parmi les approches récentes, les thérapies biologiques prennent une place croissante. Elles reposent notamment sur :

  • Le PRP (plasma riche en plaquettes), aux propriétés anti-inflammatoires

  • Les cellules issues du tissu adipeux ou certains types de cellules immunitaires, favorisant la régénération

Rupture du tendon d’Achille

Une rupture peut survenir, parfois après un effort minime. Dans la majorité des cas, elle correspond à l’aboutissement d’un processus dégénératif préexistant.

On peut comparer le tendon à une corde qui s’effiloche progressivement : à force de fragilisation, une contrainte même modérée peut provoquer une rupture complète.

Ainsi, un geste banal comme monter un escalier peut suffire à déclencher la lésion.

 

Diagnostic

Un examen clinique précis est indispensable. Les signes fréquemment observés sont :

  • Une dépression palpable le long du tendon

  • Un test de Thompson positif

  • Un gonflement et parfois des ecchymoses

La douleur n’est pas toujours marquée. Certains patients présentent peu de symptômes, mais sont incapables de se mettre sur la pointe des pieds.

L’imagerie (échographie ou IRM) permet ensuite de localiser la rupture et d’évaluer l’écartement des extrémités tendineuses.

Causes et manifestations

La rupture est souvent liée à une dégénérescence progressive du tendon, favorisée par une vascularisation insuffisante.

Les signes les plus fréquents sont :

  • Une sensation de claquement au moment de la blessure

  • Une douleur variable, parfois modérée

  • Une perte fonctionnelle importante

  • Un hématome et un œdème local

Les ruptures partielles peuvent passer inaperçues, ce qui retarde le diagnostic et complique la prise en charge.

Traitements : conservateur ou chirurgical

Deux stratégies sont possibles :

Traitement non chirurgical :

  • Immobilisation prolongée (jusqu’à environ 3 mois)

Traitement chirurgical :

  • Idéalement réalisé rapidement

  • De plus en plus souvent mini-invasif

Les techniques modernes permettent :

  • Des incisions plus petites

  • Une intervention plus courte

  • Une immobilisation réduite

Elles diminuent également les risques de complications, comme les infections ou les problèmes de cicatrisation.

Durée de l’intervention et avancées techniques

Le temps opératoire dépend de l’expérience du chirurgien et de la méthode utilisée. Aujourd’hui, les grandes incisions sont de moins en moins nécessaires grâce aux progrès de la chirurgie mini-invasive.

Une réparation du tendon (ténorraphie) réalisée avec ces techniques permet généralement :

  • Une immobilisation d’environ 40 jours

  • Une reprise d’activité légère entre 2 et 3 mois

  • Un retour au sport autour de 6 à 7 mois

Une technique plus récente, appelée Achilles Suture Bridge, consiste à fixer directement le tendon sur l’os (calcanéum). Cette approche améliore la solidité de la réparation et accélère la récupération.

 

Temps de récupération

 

Après une intervention :

  • Immobilisation : environ 6 semaines

  • Reprise de la marche et des activités quotidiennes : vers 2 mois

  • Retour aux activités sportives intensives : entre 7 et 9 mois

Lieux d’intervention

 

Courriel : secretariat@chirortho-valdouest.fr
 

Clinique du Val d'Ouest :

  • Mobile : 04 72 19 31 25

  • Fax : 04 72 19 33 94

  • Adresse : MÉDICENTRE Allée B Niveau 1

  • Consultations : Sur rendez-vous

  • Horaires d'ouverture : Secrétariat : Lun-Ven 8h-18h

    Consultation :
    Lun : 9h – 13h
    Mar : 13h30 – 18h
    Mer : 8h – 12h
    Jeu : 8h – 18h
    Ven : 8h-12h

Clinique de la part Dieu :

  • Mobile : 04 72 19 31 25

  • Fax : 04 72 19 33 94

  • Adresse : 96 Avenue Maréchal de Saxe, 69003, Lyon

  • Consultations : Sur rendez-vous

Cabinet de l'Arbresle

 

  • Drs Giraud/Fontanin/Laval/Manzi

  • 74 rue Claude Terrasse, 69210, L’Arbresle

  • Consultations : sur rendez-vous

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